Ituri : Quand la signature du cahier de charge de la FRPI marque le pas et l’effroi que ça jette dans les habitants du Sud d’Irumu

Ituri : Quand la signature du cahier de charge de la FRPI marque le pas et l’effroi que ça jette dans les habitants du Sud d’Irumu

7 février 2020 0 Par ELAVOX

La communauté de Walendu bindi, localité située au sud du territoire d’Irumu en Ituri, s’inquiète de la lourdeur qui s’observe actuellement du côté du Gouvernement central pour la signature de l’accord repris dans le cahier de charge de la milice de Force de Résistance Patriotique de l’Ituri FRPI, active dans cette région depuis plus de 18 ans.

Une accalmie s’observe depuis le début du pré-cantonnement de cette milice en Août 2018, opération lancée par le Gouverneur déchu Jean Bamanisa Saidi dans le site d’Azita situé à plus au moins 4 km de Gety.

Selon la Société civile de cette région, le fait que ce processus piétine, certains éléments de la FRPI pourraient avoir la tendance à reprendre les exactions.

« Si ça bloque, ça risque de nous plonger dans une crise sérieuse, par ce que nous connaissons bien les éléments de la FRPI. Voilà pourquoi nous demandons aux autorités du pays de vite réagir » a indiqué Gabriel Adronzo, le Coordonnateur de la Société civile de Gety interrogé par elavox.info.

Les structures des femmes de Gety, souvent victimes des exactions de ces éléments, rejettent toutes propensions à revenir en arrière dans ce processus de paix.

« Avant nous avions vécu de calvaires quand ces éléments étaient en brousse, mais avec la continuité du processus, nous avons vu le changement » renseigne Micheline Zawadi, la représentante de femmes de Gety.

Notons par ailleurs que plusieurs opérations militaires ont déjà été menées dans le sud d’Irumu contre cette milice et n’ont pas donné des résultats escomptés, mais avec le projet « Pamoja kwa amani » pour dire ensemble pour la paix lancé par le programme STAREC depuis plus de 2 ans, un compromis a été trouvé entre le Gouvernement congolais et ladite milice font remarquer les observateurs sur place.

Jean-LO