Ituri : l’insécurité grandissante à la base de l’enrôlement des enfants soldats selon David Ramazani

Ituri : l’insécurité grandissante à la base de l’enrôlement des enfants soldats selon David Ramazani

12 février 2020 1 Par ELAVOX

Chaque 12 février de l’année, le monde commémore la journée internationale des enfants soldats, appelés « enfants associés aux forces et groupes armés ».

En Ituri, ce phénomène demeure inquiétant suite à l’insécurité persistante dans plusieurs parties de la province.

 La tribune de David Ramazani, activiste des droits de l’enfant en Ituri et encadreur des structures d’enfants

L’Ituri est parmi les provinces de la République Démocratique du Congo où, en dépit des efforts et volonté de l’Etat congolais, la persistance des groupes armés est monnaie courante et réelle, occasionnant plusieurs conséquences.

Par malheur, ce sont des enfants et femmes qui en paient le gros prix, pendant les hostilités. Souvent, tués, violés, mutilés, et autres formes de violation manifeste de leurs droits.

Immatures et fragiles qu’ils sont, des enfants se voient associés, enrôlés et ou recrutés de force dans les rangs des groupes armés, en province de l’Ituri, perdant ainsi toute leur « enfance intégrale ».

Dans la brousse, des enfants filles et garçons, traversent des moments impossibles et inhumains de leur existence. Soumis aux pires formes de travail des enfants, exploités économiquement et sexuellement, exposés aux intempéries et drogues, … bref, à tous les calvaires du monde. D’où, ils perdent l’espoir d’une meilleure vie et d’un avenir fructueux.

Pourtant, tout peut changer. Ils peuvent vivre une vie normale à nouveau, comme chaque autre enfant du monde, vivant dans un climat de « paix ».

L’Etat, responsable premier de la protection des personnes mais surtout, de l’enfant être fragile, doit agir urgemment. « La restauration de la paix sur l’ensemble du pays et en Ituri est primordiale ».

La loi portant protection de l’enfant ainsi que la convention relative aux droits de l’enfant interdisent formellement la participation des enfants aux conflits armés.

De Djugu à Aru, en passant par Irumu, Mahagi et Mambasa sécurisés sans présence des groupes armés, permettra aux milliers d’enfants de l’Ituri d’être épargnés.

On ne parlera plus du phénomène « Enfants Soldats » moins encore « Enfants associés aux Forces et Groupes Armés ». C’est possible, si la volonté y est.

Jean-LO